De Chefchaouen à Casablanca
La richesse que génère la culture du cannabis n'est pas partagée équitablement. Même si les hameaux bénéficient de l'électricité, les femmes vont toujours chercher l'eau aux puits ou à la fontaine et cuisinent sur des foyers traditionnels.
75 % des paysannes sont analphabètes.
La région est agricole avec des paysages vallonnés.
Volubilis.
Une ville au nom de fleur.
Ruines romaines, la plupart des bâtiments datent du 3e siècle.
Le capitole avec un ensemble de colonnes corinthiennes.
L'arc de triomphe érigé en l'honneur de Caracalla en 217.
Seules habitants de Volubilis, les cigognes élisent domicile aux sommets des colonnes.
Les maisons possédaient de magnifiques mosaïques.
La maison des sept travaux d'Hercule.
La maison des quatre saisons.
Maison d'Orphée, charmant de sa lyre les animaux.
La maison des nymphes.
Meknès
Bivouac sur un parking, au pied des remparts. On a fait mieux.
Tous les matins, une heure avant le lever du soleil, appel à la prière. Chaque minaret possède son haut-parleur, mais comme ils ne sont pas « syncro » cela fait une belle cacophonie.
Meknès est la ville d'un seul homme, le sultan Moulay Ismaïl contemporain de Louis XIV.
Tyrannique et sanguinaire, il fit régner la terreur pendant ses 55 années de pouvoir.
Derrière les 25 km des remparts décrépis, il reste peu de chose de sa splendeur passée.
Dixit les 20 portes, 30 palais royaux, mosquées, casernes, jardins, écuries qui pouvaient loger quelques
12 OOO chevaux.
Porte Bab Mansour el-Aleuj
École coranique.
Le seul monument intéressant est le mausolée de Moulay Ismaïl........fermé pour travaux.
Son tombeau se trouve dans une bourgade, à une vingtaine de kilomètres de Meknès, considérée comme ville sainte. Les musulmans, qui le vénèrent, y viennent nombreux en pèlerinage.
Cherchez l'erreur.
Nous nous sommes consolés en dégustant une tajine, et dans le souk Jean-Mi a commencé une dégustation d'olives.
Casablanca.
Pas de dépaysement, Casa ressemble beaucoup à une ville occidentale.
Mosquée Hassan II.
Construite pour son soixantième anniversaire.
C'est la seule du Maroc que les non-musulmans peuvent visiter.
C'est un architecte français, Michel Pinseau qui a fait les plans et Bouygues qui en a obtenu le chantier. Cocorico.
10 000 des meilleurs artisans marocains ont été réquisitionnés.
La mosquée, en grande partie bâtie sur l'eau, met à l'honneur les matériaux locaux.
Les murs sont en plâtre ciselé, les chapiteaux en marbre d'Agadir, les colonnes en granit, le sol en mosaïque de granit, onyx, marbre et travertin, les plafonds en cèdre du Moyen Atlas, polychromes.
Seul venu de l’extérieur, les cinquante-cinq lustres en cristal de Murano dont les plus grands mesurent 15 m de haut, 6 m de diamètre et de 1 200 kg chacun.
La salle des ablutions est décorée de grandes fleurs de lotus en marbre en guise de fontaine. Le lotus a été choisi en référence au bouddhisme. Les colonnes sont recouvertes de tadelak, composé de chaux, d'argile, de savon noir, de blanc d’œuf (la recette traditionnelle), qui absorbe l'humidité.
Les trois religions monothéismes sont représentées par des symboles.
Le minaret en marbre culmine à 210 m.
Elle est exceptionnelle par sa démesure et son luxe. Elle occupe 20 000 m2, peut accueillir 25 000 fidèles dont 5 000 femmes et 80 000 peuvent se réunir sur le parvis .
Tout cela financé par une « souscription » nationale, les fonctionnaires furent « invités » à verser un mois de salaire, les commerçants à faire un don proportionnelle à leurs recettes et les paysans furent taxés à l'entrée des souks.
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